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Cmt sa va, kess tu fais?

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Ce n’est pas un secret, la technologie a bien changé depuis quelques décennies déjà. Sans nous en rendre compte vraiment, elle s’est tranquillement incrustée dans nos vies, pour devenir éventuellement indispensable à notre quotidien. Nos parents ont vu arriver la télévision couleurs, nos grands-parents devaient rendre leurs devoirs à la dactylo. Aujourd’hui, les enfants de deux ans jouent sur des tablettes et les bambins ne dérangent pas s’ils ont les mains collées au téléphone de leurs parents.

 

Toutefois, ce changement drastique amène malheureusement son lot de complications. Selon un article de Dominique Scali, journaliste pour le Journal de Montréal, les enseignants du Québec ont remarqué un flagrant déclin dans la qualité du français des étudiants, comparativement à leurs parents.

 

Même si nous sommes plusieurs à croire que naître avec la technologie dans les mains permet un contrôle plus explicite de l’environnement qui nous entoure, la génération Z ne devrait pas parler trop vite.

 

Pour plusieurs employeurs, le français, tant à l’oral qu’à l’écrit, est une condition d’embauche non-négociable. Il faut donc soigner sa manière d’écrire, que ce soit par courriel ou sur papier. Maintenant, avec les auto-correcteurs sur les téléphones mobiles, les jeunes font beaucoup moins attention à leur orthographe, ce qui peut engendrer des erreurs de frappe qui n’étaient pas aussi fréquentes auparavant.

 

« J’ai des élèves qui écrivent au son, qui ne possèdent absolument pas l’orthographe. Ils vont écrire “mézon” au lieu de “maison” », mentionne Stéphanie Lajeunesse, enseignante à Sainte-Adèle dans les Laurentides, dans un article du Journal de Montréal. 

 

Néanmoins, plusieurs recherchistes sont pris entre l’arbre et l’écorce lorsque vient le temps de blâmer les réseaux sociaux pour ce déclin dans la qualité du français de nos jeunes. Pascale Lefrançois, professeure au département de didactique à l’Université de Montréal, démontre grâce à ses données que les élèves s’améliorent en syntaxe (Journal de Montréal, 2019). Stéphanie Lajeunesse croit même qu’à force d’écrire des textos, les jeunes apprennent à mieux construire leurs phrases.

 

C’est clair qu’à se comparer, on se console. En effet, on mentionne dans l’article que nos grands-parents et arrières grands-parents était peu nombreux à poursuive leur éducation plus loin que le secondaire. Mais l’enjeu de la langue reste un débat qu’il ne faut prendre à la légère, sans quoi écrire « cmt sa va » deviendra un jour au mieux une banalité, au pire une normalité.

 

Source : https://www.journaldemontreal.com/2018/05/07/la-qualite-du-francais-en-declin-au-secondaire

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